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🐶 Chien · taille Moyenne

Terrier irlandais

race de chiens

Photo · Wikipedia FR (CC BY-SA)

Le Terrier irlandais ou Irish Terrier est une race de chien terrier originaire d'Irlande. À partir d'un type rustique et utilitaire, la race a été stabilisée puis sélectionnée sur des critères esthétiques. La paysannerie irlandaise, utilisatrice pragmatique de la race, a cédé le pas aux cynophiles anglais du début du XXe siècle, et l'Irish Terrier s'est progressivement détaché de ses origines.

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Symboliquement, l'abolition de la coupe d'oreilles, dont l'Irish Terrier fut le premier bénéficiaire, marque ce passage du chien d'utilité au chien d'agrément. Très tôt dans l'histoire de l'Irish Terrier, la race s'est scindée en deux blocs géographiques : le Royaume-Uni et l'Amérique du Nord. Suivant l'immigration irlandaise, la race, pour s'installer aux États-Unis et au Canada, a eu recours à des importations massives qui ont privé le berceau de la race de ses meilleurs sujets. Après les années fastes du début du XXe siècle, la race et les associations qui l'encadrent ont traversé une longue période de désaffection. L'Irish Terrier a pourtant des atouts qui peuvent séduire. C'est un excellent chien de compagnie, original, de format moyen, robuste et d'entretien relativement aisé. Cependant, sa susceptibilité vis-à-vis de ses congénères peut être un handicap en milieu urbain. Aujourd'hui, la race reste scindée géographiquement. Les faibles effectifs européens, leur qualité moyenne, et l'isolement des sujets du Royaume-Uni pourraient être à l'origine d'une dérive du type physique de l'Irish Terrier. Le groupe nord-américain, plus étoffé, plus fidèle au standard et sélectionné dans une ambiance de compétition plus stimulante, semble plus à même de soutenir le futur de la race.

Chapitre 1

Découvrir le Terrier irlandais

Caractère

Tempérament au quotidien

Il est probable que, de concours en concours, une sélection s'effectua sur la base des points de sélection établis par Ridgeway, sous la pression des esthètes. Les membres de la paysannerie qui avaient été attirés par la compétition furent progressivement écartés par l'organisation même des expositions et par les contraintes qu'elles imposaient. À Dublin, en mars 1876, le gagnant, Boxer, fut engagé « éleveur, propriétaire et origines inconnus » s'indigne Shaw, tout en constatant amèrement qu'il s'agit là « d'un trait typiquement irlandais. » Lors de la même compétition, Shaugraun fut présenté avec la mention suivante : « élevée par un membre de la célèbre garde de nuit de Limerick. Son pedigree est trop long pour être rédigé, mais les personnes intéressées peuvent se présenter au poste de garde, où il est très probable qu'on le leur donnera. » Et Shaw, scandalisé, de constater qu'un éleveur irlandais peut s'avérer incapable de retrouver les origines de son chien. Alors qu'en 1875, Sport, type idéal de l'Irish Terrier selon Shaw, doit encore lutter pour faire valoir sa plastique face à de robustes chiens de ferme, dès 1879, les concours ne regroupent plus que des exemplaires se rapprochant de son type. Entre l'exposition de Dublin (mars 1875) et celle de Newtonards (1878), les choses ont bien changé. Lors de la première, nous dit un compte rendu, « longues pattes, courtes pattes, poils ras, poil dur, petites têtes et longs museaux, tout le monde était là. » Lors de la seconde, l'œil « parcourant les rangs, n'avait plus lieu d'être offensé, la majorité des bâtards ayant disparu. » 1879 voit la naissance de l'Irish Terrier Club et l'apparition des ancêtres de la race actuelle : Killiney Boy et Erin. Les puristes ont en effet retrouvé, au sud de Dublin, dans le comté de Wicklow et à Ballymena, dans le comté d'Antrim, des souches préservées de croisements dont ils avaient besoin pour régénérer la race. Mais le type de chien considéré alors comme le parangon de l'Irish Terrier est encore très loin de celui que nous connaissons aujourd'hui et des chiens comme Killiney Boy ou Erin ne seraient pas admis à concourir actuellement, la pureté de leurs origines restant sujette à caution. Quoi qu'il en soit, ces deux chiens étaient à l'époque les modèles de l'Irish Terrier, et des documents nous permettent de voir quel aspect la race présentait à ce moment. Erin était née à Ballymena et, découverte par William Graham lors d'une exposition à Dublin, fut achetée, bien que ses origines soient inconnues. Elle était alors la meilleure chienne d'exposition et « l'exemple né de ce qu'un Irish Terrier devait être. » Connue sous le nom de Vic, elle était décrite comme « débordant de qualités, avec une tête longue, une expression calme et éveillée, un poil dur et de couleur rouge, une excellente ligne et une queue haut placée. » Killiney Boy, quant à lui, eut quelques succès d'exposition, mais il reste surtout dans les annales comme un excellent étalon. D'ascendance Welsh par sa mère — un terrier noir et feu nommé Jess — sa robe était largement marquée de noir, avec notamment une large raie noire le long de l'échine. Son museau était pointu, son cou épais et court et ses oreilles coupées, comme c'était l'usage à l'époque. Seuls quelques chiens aux oreilles particulièrement petites échappaient à l'essorillage, destiné à éviter les blessures et leurs longues cicatrisation, problème récurrent chez ce chien naturellement enclin à la bagarre. La queue était également coupée très court, pour les mêmes raisons. L'influence de ces deux chiens (Erin et Killiney Boy) fut si grande dans l'établissement de l'Irish Terrier moderne que le pedigree de Belfast Rufus, publié en 1906, contient, sur huit générations, vingt-huit fois le nom de Killiney Boy et vingt-cinq fois celui d'Erin. Leurs premiers descendants, Playboy, Gerald, Pagan II, Poppy, Peggy et Pretty Lass deviendront tous célèbres en exposition. Planifiés par Graham, les croisements de ces premières généra

Chapitre 2

Vivre au quotidien

Santé

Vigilance santé

La race n'a pas de problème particulier concernant la reproduction. Une étude réalisée en Angleterre, sur 125 portées, donne les chiffres suivants : mise-bas entre quatorze mois et huit ans, six chiots vivants par portée en moyenne, mortalité périnatale très faible. La race ne présente pas d'affection particulière diminuant son espérance de vie, la longévité se situant autour de douze ans.

Éducation

Bien éduquer son compagnon

L'Irish Terrier, contrairement à d'autres races, n'a pas de prédisposition à l'obéissance. Cependant, aux États-Unis, il est couramment présenté en compétition, et, bien mené, peut aspirer aux premières places. La tendance naturelle de l'Irish Terrier est de contourner la difficulté ou de résoudre le problème à sa manière. Facilement distrait, il s'ennuie si le travail n'est pas présenté de façon attrayante. Il peut alors se buter et devenir taquin. Enfin, s'il travaille en groupe, des interférences avec les autres chiens sont à prévoir. Ces défauts sont compensés par des qualités certaines : désir de plaire, intelligence vive, intérêt pour les tâches amusantes. Un entraînement adéquat peut amener l'Irish Terrier à la compétition dans les premiers rangs. Greenbriar Fiddler, à Mrs. Griffith. remporta en 1959 l'Utility Dog Tracking, après avoir obtenu toutes les distinctions décernées par l'American Kennel Club en obéissance. Turfbreeze Barrister, à Mr Powers, se vit attribuer, en 1961, un score de 199 points et demi (sur un total possible de 200) sur une seule compétition. Un score moyen de 196,167 sur trois compétitions fut obtenu par un autre Irish Terrier, Gloccomara Gallan, à MrChilders. De nombreux autres Irish Terriers ont passé les degrés décernés par l'American Kennel Club (Utility Dog, Companion Dog, Tracking Dog), incluant des épreuves d'obéissance et de pistage. De l'avis des professionnels, l'Irish Terrier aborde les épreuves « un peu à sa façon. Il ne prête pas beaucoup d'attention à la manière dont il s'assoit, il change d'allure et dévie parfois. Mais les spectateurs adorent le regarder, et c'est le chien le plus heureux de travailler que l'on puisse voir en obéissance ».

Entretien

Soins quotidiens

L'Irish Terrier, race médioligne, de format moyen, n'a pas d'exigence spéciale concernant l'alimentation. Les contraintes particulières de la race tiennent à l'exercice et à l'entretien du pelage. Pour avoir un Irish Terrier au mieux de sa condition, et psychologiquement conforme au standard, il est nécessaire de lui donner un ébat quotidien, au minimum d'une demi-heure. Un chien promené en laisse, ou laissé à lui-même dans un espace clos ne reçoit ni l'exercice. ni la stimulation, qui sont la source de l'allant dont il doit faire preuve. Le toilettage doit être commencé à trois mois, par un simple brossage sur le chiot positionné sur la table de toilettage. Trois à quatre minutes suffisent au début, le but étant seulement d'habituer le chien à la manipulation, qui doit être répété au moins une fois par semaine. À mesure que le pelage se constitue, il doit être débarrassé des poils morts, à la brosse si le poil est très rude, au peigne s'il est plus doux. Le chien doit être épilé au printemps, et de nouveau en automne, cette méthode étant la seule à conserver sa texture au poil. L'emploi de ciseaux, de même que les bains, sont déconseillés.

Autres races de chiens

Pour aller plus loin

Sources & liens officiels

Documentation complémentaire sur des sites de référence — clubs de race, encyclopédies, vétérinaires.

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