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🐱 Chat · taille Grande

British Shorthair

Race féline large, équilibre entre indépendance et affection.

CalmeAppartementFamilleIdéal avec enfants

Photo · Jakub Hałun (CC BY-SA 4.0)

Le british shorthair est une race de chat originaire de Grande-Bretagne, descendant des chats de ferme britanniques qui aidaient les agriculteurs à se débarrasser de nuisibles. Ces chats sont ensuite appelés british shorthair (de l'anglais « britannique à poils courts ») pour les différencier des chats étrangers, et pour qualifier leur poil court.

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Originellement apprécié pour ses qualités de chasseur, le british finit peu à peu dans les foyers puis atteint une forte popularité à l'échelle mondiale, vers la fin du XIXe siècle. Cette race a souffert des deux guerres mondiales, qui ont failli la faire disparaître, mais elle a été maintenue grâce à des croisements avec d'autres chats, notamment des persans, et fait aujourd'hui partie des races les plus appréciées. De taille moyenne à grande, il est caractérisé par ses formes arrondies et ses grands yeux. Bien que le bleu soit le pelage le plus représentatif du british, une large palette de couleurs est autorisée en exposition. Ce chat d'intérieur est réputé pour son tempérament calme et son air pataud dû à ses formes dodues. Il est souvent décrit comme affectueux et douillet, facile à dresser.

Profil

En un coup d'œil

Énergie

Modéré

Dressabilité

Faible

Entretien

Modéré


Avec enfants
Appartement
Autres animaux

Profil indicatif — chaque animal reste un individu.

Chapitre 1

Découvrir le British Shorthair

Origines & histoire

Une histoire racontée

L'ancêtre du british shorthair aurait été apporté en Grande-Bretagne dans l'Antiquité par les romains, qui eux-mêmes l’aurait trouvé en Égypte, pour chasser les rongeurs car ce chat particulièrement résistant pouvait survivre à des voyages en mer. Il s'est d'ailleurs adapté à la rudesse du climat britannique à l'aide de sa fourrure courte mais dense et presque imperméable. D'abord appréciés pour leurs prouesses dans le domaine de la chasse, très utilisés dans la dératisation (ils sont même mentionnés dans des textes juridique du Xe siècle), ils prennent petit à petit leur place dans les domiciles britanniques et deviennent très recherchés pour leur caractère paisible et tendre. L'élevage sélectif des meilleurs exemples du type a commencé au XIXe siècle, principalement avec le développement de la variété inhabituelle bleue appelée « British Blue » . C'est en 1870 que ces chats sont reconnus comme une race. Certaines sources attribuent directement à Harrison Weir le concept initial de standardisation des british. En 1871, des éleveurs anglais, tels que H. Weir, sélectionnent les plus beaux chats de gouttière pour la première exposition féline qui a lieu au Crystal Palace de Londres. C'est une chatte british shorthair bleu tabby qui remporte cette toute première exposition féline.

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Lors de l'arrivée des persans en Angleterre, ces nouveaux venus plus « exotiques » eurent rapidement un grand succès et parvinrent à dépasser le british shorthair en popularité, au grand dam de nombreux éleveurs, comme Weir d'ailleurs, sa déception face à cet « abandon du shorthair britannique ».Le british shorthair est l'homologue de l'européen de l'Europe continentale et de l'american shorthair des États-Unis. Il est vraisemblable que dès le début des années 1900, les british shorthair soient importés vers les États-Unis, bien qu'ils soient enregistrés sous le nom « domestic shorthair » jusque dans les années 1950. La Première Guerre mondiale porte un coup important à l'élevage de british shorthair, qui se trouve presque éteint. Afin de pouvoir relancer la race, des croisements avec des chats sans pedigree sont pratiqués, ayant pour conséquence la perte du physique typique à la race. Pour leur redonner leur rondeur perdue, le persan est utilisé. La GCCF refuse alors d'enregistrer ces chats issus de croisement au titre de british shorthair et il faut attendre trois générations avant que les descendants puissent être à nouveau enregistrés.Après la Seconde Guerre mondiale, le même scénario se reproduit. En plus des chats de gouttière, il est vraisemblable que des croisements avec des bleus russes, des burmeses et des chartreux aient eu lieu. Les conséquences sont les mêmes qu'après la Première Guerre mondiale et il faut à nouveau faire appel aux persans. Le gène du poil long est ainsi introduit dans la race. Les chatons nés avec le poil mi-long dans les portées de british shorthair sont longtemps délaissés mais en France, en 2000, la variété est reconnue sous le nom de british longhair. Les premiers british shorthair (qui étaient bleu-gris pour la plupart) avaient une forte ressemblance avec les chartreux, ce qui entraîna des croisements entre ces deux races, à tel point que la FIFé décida de ne reconnaître qu'une seule race. Mais, en 1977, la FIFé sépara à nouveau les deux races avec l'interdiction de les croiser. La race est reconnue officiellement par la FIFé dès 1960 en Europe. Aux États-Unis, où il a été croisé avec des americans shorthair, le british shorthair est reconnu par la CFA en 1980 et par la TICA en 1979. En France, le LOOF l'homologue en 1979.

Caractère

Tempérament au quotidien

Les british mettent du temps par rapport à de nombreuses races à devenir matures. Ils ont un tempérament calme et tranquille, assez doux. Ils griffent ou mordent quasiment jamais les humains, auxquels ils s'attachent beaucoup. Ils sont affectueux, faciles à vivre et apprécient les caresses, mais restent auprès de leur maîtres sans se montrer collants. Ils peuvent déprimer s'ils sont laissés seuls trop longtemps malgré leur comportement indépendant, et ont besoin de se sentir en sécurité. Ils aiment suivre leurs propriétaires de pièce en pièce, car ils aiment leur compagnie ou souhaitent les surveiller. Ils ne sont pas connus pour être des acrobates et peuvent parfois avoir tendance à être maladroits. Ils ne demandent pas beaucoup d'attention, bien qu'ils fassent savoir à leur propriétaire s'ils ont envie de jouer. Ce sont des chats gourmands, qui ne sont pas hyperactifs, préférant s'asseoir près de leurs propriétaires plutôt que sur eux. Ils aiment l'attention et aiment se faire caresser. Les chats de cette race sont peu bavards mais miauleront de leur voix douce pour communiquer avec leurs propriétaires. Certains ne voient pas d'inconvénient à être câlinés, mais la plupart préfèrent garder les quatre pattes au sol et être caressés plutôt que ramassés. Ces chats sont sociables et s'adaptent très bien à la présence d'enfants ou d'autres animaux.

Physique

Standard de la race

Les différents standards des associations félines sont globalement très proches pour décrire le « british shorthair idéal », bien que l'échelle des points varie selon les fédérations, certaines préférant privilégier la couleur de la robe à la forme du visage.

Chapitre 2

Vivre au quotidien

Santé

Vigilance santé

Le comité d'élevage du Royaume-Uni considère le british shorthair comme un chat à longue durée de vie, avec une espérance de vie de 14 à 20 ans. Les données des cliniques vétérinaires en Angleterre montrent une durée de vie médiane de 11,8 ans. Les données des assurances suédoises placent la durée de vie médiane de la race à plus de 12,5 ans.

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82 % des british shorthairs ont vécu jusqu'à 10 ans ou plus et 54 % ont vécu jusqu'à 12,5 ans ou plus. Des chercheurs pensent que les british présentent un risque élevé de développer une maladie polykystique des reins (PKD), la maladie génétique la plus répandue chez les chats, surtout chez les persans, car ils ont à de nombreuses reprises été croisés avec ces chats aux poils longs. Cette mutation génétique provoque une hypertrophie des reins composée de canaux kystiques dilatés, entraînant une insuffisance rénale précoce et la mort. La PKD peut être détectée par un test génétique ou une échographie qui permettent aux éleveurs de savoir qules chats doivent être écartés de leur programme d'élevage. Il n'existe pas de cure pour la PKD, mais des médicaments peuvent soulager ses effets et ralentir son évolution. La cardiomyopathie hypertrophique (HCM), une maladie très fréquente chez les chats, peut être problématique pour cette race. Chez le british, elle est héréditaire. Une étude de prévalence danoise portant sur plus de 329 chats a montré que 20,4 % des mâles et 2,1 % des femelles avaient une HCM. De plus, 6,4 % des mâles et 3,5 % des femelles ont été jugés équivoques. L'hyperthyroïdie, maladie causée par une production excessive d'hormones thyroïdiennes, est courante chez le chat, surtout chez les plus âgés, et peut se manifester par la perte de poids, le halètement ou encore le pelage gras. Il y a également un risque d'avoir une cystite qui affecte les voies urinaires des chats et entraîne une inflammation de leur vessie, risque qui augmente avec l'âge.

Prédispositions documentées

obésité · cardiomyopathie— adaptez l'alimentation et les contrôles vétérinaires.

🐾 Produits adaptés à cette race

Entretien

Soins quotidiens

Le british shorthair est un chat facile à entretenir. Il ne nécessite pas de bain, bien que certains de ses représentants apprécient l'eau, mais demande un toilettage modéré, sauf en période de mue où sa fourrure double et nécessite de vigoureux brossages. Sa fourrure peut être lustrée avec un gant de toilette ou un foulard en soie. En vieillissant, le félin peut avoir du mal à se toiletter ; il faut alors l'aider à s'occuper de son pelage. Les yeux et les oreilles doivent être nettoyés si nécessaire avec un coton. Ce chat a tendance à prendre de l'embonpoint ; son alimentation est donc à surveiller pour éviter une importante prise de poids.

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Autres races de chats

Pour aller plus loin

Sources & liens officiels

Documentation complémentaire sur des sites de référence — clubs de race, encyclopédies, vétérinaires.

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